Notions

  • capital social

    ensemble de ressources trouvées dans les relations familiales et dans les organisations locales. Il est utile pour le développement cognitif et social d'un enfant ou d'un jeune. Dans une approche collective, il regroupe toutes les caractéristiques de l'organisation sociale telles que les réseaux, les normes et la confiance sociale qui facilitent la coordination et la coopération au bénéfice mutuel (Putnam, 1995). Corollaire de la théorie du capital humain, la principale référence en matière de capital social est le sociologue américain Robert Putnam (2000). Il regroupe les relations sociales, les relations d’affaires et les relations mondaines. Le lieu privilégié de constitution de ce capital est la famille. Mais les institutions, comme les clubs ou les associations, exercent aussi un rôle important. Se constituer un réseau de relations « diverses », culturelles, sociales, professionnelles permet d’ouvrir des horizons qui peuvent être utiles pour sa vie personnelle, sociale ou professionnelle.

    Pour qu’existe un capital social efficace, il faut un système social proche et stable, et une idéologie fondatrice. Ce sont des facteurs importants dans la création de normes et d'une confiance réelle  (Coleman , 1988)

    Dans un discours public, capacité d'une société à articuler des valeurs collectives, à réfléchir sur des problèmes sociaux et à développer des objectifs politiques (Wuthnow, 1991)

    Caractéristique individuelle et  somme des ressources réelles et potentielles qui peuvent être mobilisées en appartenant à des organisations et des réseaux personnels. Chaque individu est différent par la taille et l'étendue de ses réseaux sociaux et le nombre de membres de ses réseaux. Le capital social correspond aux normes de réciprocité et de confiance qui s'incarnent dans des réseaux d'associations essentiellement sans but lucratif, et d'autres formes de socialisation (Anheier, 2005)

    Un capital social «civique ou généralisé» est  défini comme «la totalité des relations associatives qui, produisant un esprit public et une confiance interpersonnelle généralisée, deviennent une source sociale, car elles apportent des avantages tant aux individus qu'aux institutions sociales» (Donati et Colozzi, 2006)

  • capital culturel

    ensemble des ressources culturelles détenues par un individu et qu'il peut mobiliser. Selon Pierre Bourdieu, il peut prendre trois formes : des biens culturels qu'un individu possède comme les livres, les œuvres d'art ; les compétences culturelles attestées par des diplômes scolaires (bac, etc.) ;  enfin, il peut être « incorporé », c'est-à-dire qu'il fait partie de l'individu lui- même en tant que dispositions apprises lors du processus de socialisation et qui sont mises en œuvre lors de différentes activités (consommation de biens culturels comme une pièce de théâtre, échanges langagiers par exemple à l'école, activités scolaires, etc.) ( téléchargé le 12 mai 2020

  • citoyenneté

    droit et responsabilité de participer à la vie économique et culturelle et aux affaires publiques de la communauté avec les autres (Convention sur la Protection Nationale des minorités, 1995).

    « Ensemble des pratiques (juridiques, politiques, économiques et culturelles) qui définissent une personne comme un membre compétent - capable de participer à la chose publique - de la société et qui, par conséquent, adaptent le flux des ressources aux personnes et groupes sociaux » (Turner, 1993 : 2. Définition proposée par UNIMI, projet Migraid , 2019).

    Lien social établi entre une personne et l’État qui la rend apte à exercer l’ensemble des droits politiques attachés à cette qualité sous réserve qu’elle ne se trouve pas privée de tout ou partie de cet exercice par une condamnation pénale (privation de droits civiques). Juridiquement, un citoyen français jouit de droits civils et politiques et s’acquitte d’obligations envers la société (Vie publique , 2020)

  • Compétence citoyenne

    capacité d'agir en tant que citoyens responsables et de participer pleinement à la vie civique et sociale, sur la base de la compréhension des concepts et des structures sociales, économiques, juridiques et politiques, ainsi que des développements mondiaux et de développement durable (Commission européenne, 2018)

    Commission européeenne (2018)
  • capital symbolique

    acquis « en parrainant des événements, en affichant telle ou telle amitié, en étant capable de mobiliser tel ou tel réseau professionnel ou social »

    Korman, 2020
  • collaboration

    processus grâce auquel des individus échangent ouvertement des informations sur les questions importantes et s’efforcent de trouver une forme d’action qui satisfasse tout le monde ; elle repose sur la conviction que tout le monde peut y gagner ; son issue dépend de la bonne volonté des parties 

    Hellriegel, Slocum, Woodman, 2004
  • cooperation

    Action de coopérer, de participer à une œuvre commune ;  collaboration, concours ; Politique d'entente et d'échanges entre deux États.

    Larousse, 2020
  • communication

    1. action, fait de communiquer, de transmettre quelque chose 
    2. action de communiquer avec quelqu'un, d'être en rapport avec autrui, en général par le langage ; échange verbal entre un locuteur et un interlocuteur dont il sollicite une réponse :
    3. action de mettre en relation, en liaison, en contact, des choses 
    4. mise en relation et conversation de deux correspondants par un moyen de telecom.
    5. exposé fait à un groupe, dans un congrès, information, écrite ou orale, donnée à un groupe, un organisme : Communication à la presse.
    6. liaison, jonction, passage entre deux lieux .
    7. fait, pour une personnalité, un organisme, une entreprise, de se donner telle ou telle image vis-à-vis du public.
    Larousse, 2020
  • consultation (d'une tierce partie)

    quand les parties s’enferment dans des conflits frontaux (l’un gagne ce que l’autre perd), une solution est de faire appel à un tiers appelé en consultation qui doit inspirer confiance aux deux parties en présence en suscitant une motivation réciproque, en maintenant l’équilibre entre les parties, en coordonnant les efforts d’ouverture, en favorisant un dialogue franc et ouvert,  tout en maintenant un niveau optimum de tension (Hellriegel, Slocum, Woodman, 2004).

    Hellriegel, Slocum, Woodman, 2004
  • Co-développement

    toute action d’aide au développement quelle qu’en soit la nature et quel qu’en soit le domaine dans lequel elle intervient, à laquelle participent des migrants vivant en France, quelles qu’en soient les modalités. L’aide au retour concerne plusieurs centaines de personnes par an ce qui est très marginal  Le co-développement est une notion assez récente qui consiste à accompagner le retour de migrants dans leur pays d’origine pour qu’ils participent au développement de leur pays. La coopération s’inscrit dans une politique d’aide au développement des pays du Nord à l’égard des pays du Sud.

    Cour des comptes, 2005
  • Coopération

    relations développées par un ou plusieurs Etats avec une ou plusieurs Etats étrangers. Ces relations se matérialisent par la signature d’une convention. La coopération recouvre l’ensemble des actions qui contribuent au développement institutionnel, économique, social et culturel des pays les moins favorisés. Au travers des relations d’échanges et de partenariat qu’elle génère, elle apporte son concours au renforcement de la démocratie et du dialogue entre les peuples. Elle peut également concerner des initiatives qui touchent à la promotion économique, touristique ou culturelle de la collectivité, ou à de l’aide d’urgence par exemple

    (Ministère de l'Emploi et de la Solidarité, 2009
  • Communautarisme

    Le terme  est un néologisme apparu dans les années 1980, en référence aux revendications de certaines "minorités" d'Amérique du Nord. Employé dans un sens plutôt péjoratif, le terme communautarisme désigne une forme d'ethnocentrisme ou de sociocentrisme qui donne à la communauté (ethnique, religieuse, culturelle, sociale, politique, mystique, sportive...) une valeur plus importante qu'à l'individu, avec une tendance au repli sur soi.  Ce repli "identitaire", "culturel" ou "communautaire" s'accompagne d'une prétention à contrôler les opinions et les comportements des membres de la communauté contraints à une obligation d'appartenance. Souvent par réaction de défense et d'auto-victimisation, le communautarisme s'oppose au libéralisme, à l'individualisme, au rationalisme, au cosmopolitisme et à l'universalisme. Dans les formes les plus exacerbées du communautarisme, le monde est manichéen, il y a les bons (ceux qui font partie de la communauté) et les mauvais (les autres). Il s'apparente alors à une forme de racisme.

    Pour ses défenseurs, aucune perspective n'existe en dehors de la communauté et il est impossible de se détacher de son histoire et de sa culture. La communauté précède alors l'individu et rend la recherche de l'idéal partagé plus importante que la défense de la liberté individuelle. Pour eux, l'Etat - ou l'autorité, pour les communautés plus petites -, ne peut être neutre ou laïc en matière de choix culturels, religieux ou de morale. Les valeurs servant de référence sont essentiellement traditionnelles, construites sur un passé mythique ou idéalisé.

    Les "communautariens" considèrent que l'identité de l'individu ne peut se construire qu'au sein d'une communauté dans laquelle il peut trouver les ressources et l'estime de soi nécessaires. Pour cela la communauté doit se libérer du moule de la "culture dominante" et faire respecter ses particularités, notamment au sein des écoles. Certains mettent en avant la nécessité de protéger des cultures menacées de disparition. Les "libéraux" estiment, quant à eux, que pour se développer l'individu n'a nul besoin de s'appuyer sur des cultures ethniques ou raciales sources d'enfermement ou de sclérose.

    (source : http://www.toupie.org/Dictionnaire/Communautarisme.htm, avril 2020)

    La Toupie, 2020
  • crime contre l’humanité

    les juristes, que ce soit en France ou à l'étranger, ont élaboré une définition précise du crime contre l'humanité par catégories, afin d'éviter des interprétations extensives. Dans le nouveau code pénal français, quatre séries de crimes répondent à cette définition :1) le génocide ;2) la déportation, l'esclavage ainsi que les exécutions, les enlèvements et les tortures lorsqu'ils sont exécutés massivement et systématiquement ;3) le crime contre l'humanité commis en temps de guerre sur des combattants ;4) enfin l'entente pour commettre de tels crimes. Dans tous les cas, les crimes sont commis en exécution d'un plan concerté.

    Truche,1993
  • crime de guerre et crime contre l’humanité

    la différence réside dans l'existence ou non d'un plan concerté préalable qui fonde cette différence. La conséquence de cette distinction est importante : le premier crime est prescrit après un délai de dix ans, le second est imprescriptible. (Truche,1993).

    Truche,1993
  • conspirationnisme ou complotisme

    désigne un mode de pensée ou une attitude qui consiste à présenter abusivement un évènement ou un phénomène comme étant la conséquence d'un complot organisé par les autorités ou par une organisation secrète, en général minoritaire et élitiste (étatique, transnationale, financière, militaire, religieuse, etc.). L'explication habituellement admise des faits est remplacée par une interprétation alternative qui énonce l'existence d'une conspiration ayant un objectif inavoué. L'explication alternative est avancée sans être étayée par un raisonnement scientifique. En particulier, elle omet systématiquement les éléments qui pourraient la contredire et ne peut les réfuter de manière recevable. Comme une croyance, une théorie conspirationniste est élaborée de telle manière que les faits n'entrent pas en contradiction avec celle-ci, mais elle n'est jamais prouvée. En outre, elle n'est pas réfutable car toute preuve contraire peut être interprétée comme étant un faux conçu par les conspirateurs, ce qui discrédite les explications dites officielles relayées par les médias. Comme pour une croyance, ce n'est pas parce qu'une théorie conspirationniste n'est pas réfutable, qu'elle est vraie. La charge de la preuve est inversée, alors que la logique veut que c'est à celui qui affirme une théorie de prouver qu'elle est vraie et non aux autres de la réfuter. 

    La Toupie, 2020
  • cisgenre

     personne dont l’identité de genre correspond au sexe assigné à la naissance

    DILCRAH, 2020
  • coming out

     désigne l'annonce volontaire d'une orientation sexuelle ou d'une identité de genre à son entourage. L'expression  vient du verbe anglais "to come out", qui signifie "sortir de" - du "placard", l'endroit dans lequel on se "planque", où l'on cache son désir, où l'on se réfugie parce qu'on a peur de ce qui pourrait arriver si l'on révèle qu'on est lesbienne, gay, bi ou trans. Dans la vie d'une personne, le coming out est un moment très important, une étape décisive dans l'acceptation de soi. Chacun-e se souvient du jour où il/elle a annoncé à ses parents, à ses frères et sœurs, à ses amis, à son entourage, qu'il/elle éprouvait un désir pour une personne du même sexe que le sien. Acte très courageux, il représente un moment où l'on s'expose, et que l'on est amené à revivre souvent lorsque l'on parle de soi. Il  peut bien se passer, mais parfois il ne se déroule pas aussi facilement qu'on l'espérait. On ne choisit pas toujours le "bon" moment pour le faire. Il faut savoir bien s'entourer pour, au cas où la réaction des personnes ne serait pas celle attendue, ne pas être seul-e.

    SOS-Homophobie, 2020
  • chartes de la diversité

    lancées en France en 2004 à partir des deux directives européennes (puis en Europe à partir de 2007) - es organisations (personnes morales) signataires  s’engagent à respecter un cahier des charges validé chaque année par les entreprises signataires, qui doivent fournir des informations précises sur la manière dont elles ont mis en œuvre concrètement la diversité dans leurs stratégies de recrutement (avant), de formation (pendant) mais aussi d’accompagnement lorsque les salariés quittent l’entreprise (après- retraite ou départs volontaires).

    Les entreprises pour la Cité, 2020
  • contrôle & évaluation

    évaluation de politique et contrôle de gestion sont à la fois parents et dotés de personnalités assez distinctes. Les limites des systèmes formels de contrôle de gestion (absence de suivi de l’impact, faible pro-pension à l’apprentissage à double boucle...) ne sont pas surmontés par le recours à des évaluations de politiques. Symétriquement, les difficultés des évaluations (flou ou ambiguïté des objectifs, carence et limite des informations quantitatives...) ne sont pas surmontées dans les systèmes formels de contrôle. Il existe une assez bonne complémentarité entre ces deux instruments : les évaluations peuvent par exemple éviter une trop grande polarisation sur des visions réductrices, de la performance que peuvent donner des systèmes de contrôle mal ou imparfaitement conçus. À l’inverse, les systèmes de contrôle par le chiffrage systématique qu’ils opèrent, rappellent qu’on ne gère que ce que l’on mesure même si l’on peut faire beaucoup de choses sans mesures (Gibert, 2010)

    Gibert, 2010
  • coutume

    coutume- cette notion remplace celle de culture. Le mode de vie d’un groupe est associé à un lieu. On passe de l’ordre culturel à l’ordre naturel car la coutume crée « une seconde nature » en faisant prendre pour naturel ce qui est culturel. L’accoutumance rend ce qui était étranger ou étrange, familier. Plutôt que d’acculturation, il s’agit d’un « processus d’incorporation, par acclimatation aux sens et aux lieux » (Raulin, 2007). La réalité plus cosmopolite au sein des métropoles et la nécessité de cohésion sociale autorisent voire promeuvent l’expression d’une diversité collective, relance l’idée de coutume dans un contexte radicalement nouveau, avec une reconnaissance du rôle des minorités dans les processus transitionnels, indispensable à la cohésion urbaine tant dans les périphéries que dans les centres des grandes métropoles contemporaines, au sein desquelles se décomposent et se réincarnent les figures de la diversité culturelle

    Raulin, 2007
  • cosmopolitisme

    cosmopolitisme  - caractère de ce qui comprend des éléments de multiples nationalités . Doctrine de ceux qui se considèrent comme « citoyens du monde »,  conception dont on trouve déjà des traces chez les stoïciens.) (Larousse, 2020)

    Façon différente de dire « global » ou « citoyen du monde ». Le mot est plus axé sur l’univers: «cosmos» signifie univers et «polis» évoque la notion de citoyen. Les notions liées : éducation transnationale, mondiale, internationale et comparative. Tous les quatre sont interdépendants - toutes impliquent une comparaison entre les études d'un pays et celles d'un autre pays avec une interrelation ou d'intercommunication culturellement, en particulier entre un pays et un autre pays (Emmanuel Jean-François, 2020)

    Larousse & Emmanuel Jean-François, 2020
  • Citoyen global ou Citoyen du Monde

    une personne démontrant une compétence interculturelle avec sa dimension active, interactive et participative, capable de construire des projets communs, prêt à assumer des responsabilités partagées et à créer un terrain d'entente pour vivre ensemble en paix; faire preuve d’une citoyenneté démocratique dans un monde culturellement diversifié et  agir dans ce monde

    Huber & Reynolds, 2014
  • Connaissance

    les conceptions modernes de la connaissance reposent largement sur plusieurs distinctions simples :
    (a) la connaissance théorique déclarative diffère de la connaissance pratique procédurale ;
    (b) plusieurs formes de connaissances correspondent à une manière différente d’apprentissage : connaissance objective (naturelle/scientifique), connaissance subjective (littéraire/esthétique) ;
    (c) connaissance implicite (l’apprenti n’est pas forcément conscient  de la posséder) et explicite ( la connaissance que l’apprenti intentionnellement examiner)

    CEDEFOP, 2002
  • cultures d’apprentissage

    chaque pays a sa culture, son identité, son histoire et ses pratiques en matière d'éducation et de formation, ainsi que sa propre approche et son propre système appelé «culture d'apprentissage». Elles peuvent varier considérablement au sein de l'Europe, les systèmes de «valorisation de l'apprentissage» étant eux-mêmes très variés. L'objectif principal est de faciliter l'échange mutuel de connaissances dans lequel tous les pays peuvent avoir un intérêt commun – un apprentissage de référence (Karlöf, 2001). Un modèle de classification a été utilisé pour décrire la variété des cultures d'apprentissage (Bjørnåvold, 2000), car l'apprentissage mutuel se déroule à travers la proximité géographique et les similitudes institutionnelles des pays. Les principales cultures d'apprentissage de l'Europe sont les suivantes (selon le système en jeu):

    1- système dual: apprendre en travaillant, fondée sur la négociation sociale; pays concernés: Allemagne, Autriche et Suisse;

    2- approche méditerranéenne: régionale, flexible et implicite; pays concernés: Grèce, Italie, Espagne et Portugal ;

    3- modèle atlantique: formation professionnelle axée sur la demande et les besoins exprimés; pays concernés: Royaume-Uni et Irlande

    4- modèle nord-européen: niveau gouvernemental, régional, avec un Education et une formation professionnelle structurée ; pays concernés: Norvège, Danemark, Finlande, Suède

    5- système français: hiérarchique & centralisé (top down), basé sur la loi, y compris l'enseignement supérieur; pays concernés: France & Belgique

    6-modèle néerlandais: axé sur l'offre, avec des responsabilités partagées, mise en œuvre ascendante (bottom up), pays concerné: Pays-Bas

    7- modèle d'Europe de l'Est: hiérarchique & centralisé (top down), en transition; pays concernés: Bulgarie, Roumanie, Pologne, République tchèque, Slovénie, Hongrie, États baltes et Slovaquie

    Duvekot, 2005 & Bjørnåvold, 2000
  • culture de la diversité

    délicat équilibre qui garantit le traitement juste et équitable des personnes appartenant à des minorités en évitant tout abus de position dominante de la «majorité »

    Conseil de l'Europe, 2005
  • communication interculturelle

     la culture est le produit d’une négociation constante avec les membres du groupe auquel on appartient ; la communication est le moyen grâce auquel cette négociation a lieu. Les interactions interculturelles sont le produit de négociations comparables avec les membres d’autres groupes ; la communication interculturelle est le moyen grâce auquel ces négociations ont lieu

    Unesco, 2020
  • compétence interculturelle

    «Une combinaison d'attitudes, de connaissances, de compréhension et de compétences appliquées par l'action qui permet à chacun, seul ou avec d'autres de comprendre et de respecter les personnes perçues comme ayant des affiliations culturelles différentes de soi; de répondre de manière appropriée, efficace et respectueuse lors d’une interaction et d’une communication avec ces personnes; d’établir des relations positives et constructives avec ces personnes; de se comprendre soi-même et ses multiples affiliations culturelles lorsque l’on rencontre des différences culturelles »

    Huber & Reynolds, 2014
  • conspiritualité

    La « conspiritualité » est un néologisme désignant un mouvement sur Interent en pleine croissance exprimant une idéologie alimentée par la désillusion politique et la popularité des visions du monde alternatives. Il est défendu par des célébrités internationales, des best-sellers, des stations de radio et de télévision. Il propose une large philosophie politico-spirituelle basée sur deux convictions fondamentales, la première traditionnelle à la théorie du complot, la seconde enracinée dans le mouvement New Age : 1) un groupe secret contrôle secrètement, ou tente de contrôler, l'ordre politique et social, et 2) l'humanité subit un «changement de paradigme » dans la conscience. Les partisans de la « conspiritualité » croient que la meilleure stratégie pour faire face à la menace d'un « nouvel ordre mondial » totalitaire est d'agir conformément à une vision du monde « nouveau paradigme » éveillée.

    Ward et Voas, 2011
  • Capital humain

    concept économique axé sur les aptitudes et les compétences (M. Riboud,  Etude de l’accumulation du capital humain , Revue économique, mars 1975). Le capital humain se définit comme un « ensemble d’aptitudes, de connaissances et de qualifications possédées par chaque individu. Celles-ci sont en partie innées, héritées à la naissance ; pour une autre partie, elles sont acquises tout au long de la vie. Cette acquisition est coûteuse, mais rapporte un flux de services productifs futurs. Il s’agit donc d’un investissement »

    (M. Riboud,  Etude de l’accumulation du capital humain , Revue économique, mars 1975)

    L’effet de l’élévation du niveau de l’éducation sur l’augmentation des revenus est connu. Investir dans l’éducation est le moyen le plus efficace d’accroître la capacité de gain du capital humain. La pratique d'une activité bénévole est aussi une manière d'acquérir  une formation, donc d’accroître ce capital. Cette notion de capital humain a été théorisée par l’économiste américain Gary Becker et complétée par le courant sociologique de l’école de Chicago. Dans leur approche, un individu ne peut pas se résumer à son seul rôle économique (homo oeconomicus) comme travailleur ; l’autorité publique, l’Etat, doit investir massivement pour son bien-être notamment dans l’éducation.

    Dans une perspective d'apprentissage tout au long de la vie, destinée à construire une société de la connaissance, il est important de pouvoir identifier et valoriser toutes les expériences et connaissances acquises dans différents lieux: école, travail, activités sociales afin de les exprimer en termes d'aptitudes et de compétences qui seront compréhensibles et valorisés sur le marché du travail mais aussi à des fins sociales et éducatives (Halba, 2014)